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13 août 2010

Vous ne saurez ni l'heure, ni le lieu...

 

Voilà, la messe est dite. Pour l'éternité tu reposes dans cette terre marquisienne dont tu ne souffrais pas d'être séparée très longtemps.

Et pourtant, nous en avons fait des voyages. Me vient à l'esprit le souvenir de ces musées visités où, délaissant impressionnistes et peintres abstraits, tu t'abimais dans la contemplation d'une vague croute représentant un berger et ses moutons à moins que ce ne fût un chromos oublié dans quelque recoin obscur sur lequel une Vierge phosphorescente serrait en son sein un Christ joufflu et rose...Continue, moi je reste là à t'attendre, c'est si beau!... Je peux te le dire maintenant, ça m'énervait ces histoires de moutons et de Vierge. Oh, oui! Mais regarde donc, c'est un Van Gogh, un Gauguin ou un Monet! Tu parles! Tu n'avais d'yeux que pour les bergers et leurs fichus moutons. Mais tu aimais ça, les voyages.

Te souviens-tu de notre visite à Saint Pierre de Rome? Évidemment que tu t'en souviens. Quelle affaire: trouver la bonne robe dans le bon magasin pour rendre visite au pape. Tu avais failli me rendre fou...Mais je te dis qu'on ne verra pas le pape, bon sang! Tu crois que ça se promène comme ça un pape? Hein?...Non, je sais bien. Mais si PAR HASARD on le rencontrait...Pape et hasard ne font pas bon ménage, tu sais...Pourquoi tu dis ça?...Pour rien, tiens, déguise toi en bonne sœur...Nous n'avions pas vu le pape, finalement, mais une quantité invraisemblable de Vierge et de moutons. Tu étais sur un nuage. Moi, ça me suffisait de te savoir heureuse.

Et la traversée de la Sicile dans la Cherokee, moteur en croix, posée sur le plateau d'une dépanneuse conduite par un petit vieux à la vessie défaillante! Lors d'une de ses escales urinaires, il avait oublié de serrer le frein à main et nous étions partis en marche arrière sur la route en pente...Mais fais quelque chose!...hurlas-tu. Nous nous étions mollement couchés dans le fossé avec la dépanneuse, la Cherokee et tout le saint Frusquin, tandis que le petit vieux, accroché au pare-chocs avant de son camion se laissait trainer dans le vain espoir d'arrêter l'attelage. A Palerme, nous avions attrapé de justesse le ferry pour Gênes, mais sans notre voiture. Ce que nous avions ri...

Et cette nuit sans nuit que nous avions passée à Narvik, congelés dans notre chambre d'hôtel, nous serrant sous une peau de bête synthétique, les yeux fixés sur la cheminée ou feignait de flamber une buche en plastique animée d'un clignotement verdâtre.

Oui, tu aimais voyager. Et puis, après un mois ou deux, tu me prenais la main, jouais avec mes doigts...Et si nous rentrions, chez nous?...Et nous rentrions. Toujours.

Dimanche soir, dans une nuit si noire que même mes pensées s'y égaraient, tu as surgi brusquement dans les lumières du port, posée au centre de cette barge qui te transféra en toute discrétion du cargo aux rivages de ton ile. En cet instant, les eaux du Pacifique me firent penser à celles du Styx et tandis que le subrécargue revêtu d'un long ciré noir me tendait cérémonieusement une liasse de documents (mon Dieu, qu'il est compliqué de mourir), je ne pus m'empêcher de penser que Caron en personne me confiait sa précieuse cargaison. Évidemment, tu ne portais pas une de tes élégantes robes, mais, embaumée, momifiée, enfermée dans un double cercueil de zinc et de bois, tu étais finalement rentrée chez toi, après trois semaines de pérégrinations. A trois reprises au moins, au funérarium, en attendant le départ du bateau, on t'avait sortie de ton tiroir réfrigéré pour t'exposer dans un lit afin de permettre aux membres de ta famille émigrés à Tahiti de te voir une dernière fois. J'avais donné mon accord (tu portes mon nom), songeant que ces ultimes réunions mondaines t'auraient ravie. Si j'ai bien compris, on y avait joué au tarot et bu...plus que de raison. Parfait. Une de tes sœurs, venue de Nouvelle-Calédonie, un peu folle si tu veux mon avis, m'a confié durant l'enterrement que tu semblais avoir vingt ans sur ton lit d'opérette. Bien entendu, je refusai avec la dernière énergie de voir les clichés qu'elle avait faits de toi avec son téléphone portable. J'ai de toi une dernière image qui me suffit: pas encore morte mais déjà ailleurs tandis que le coma artificiel dans lequel le médecin du SAMU aérien te plongeait avait substitué au masque douloureux crispant ton visage, une expression doucement sereine. J'ignorais qu'on pouvait souffrir dans un coma naturel, même profond.

Quelles images se succédèrent dans ta tête, quand ton cerveau dévasté, avant que ton corps, rendit l'âme? Peut-être nous à nos débuts. Ces quelques semaines passées seuls en baie d'Anaho dans le fare niau que le vieux Sate avait mis à notre disposition. Le toit en était tellement percé , que la nuit on pouvait voir briller les étoiles entre les feuilles de cocotier tressées. Nos pêches nocturnes sur les rochers. Nos incursions diurnes dans la forêt de purau aux racines aériennes, dont les troncs entremêlés produisaient les grincements d'un gréement de trois-mats lorsque le vent les faisait danser. Le fracas du ressac sur le récif. Cette rafale de vent qui, nous surprenant au milieu de la cocoterai, nous força à la traverser au pas de charge, tandis que les cocos pleuvaient autour de nous.

La nuit passée à te veiller dans la « cathédrale ». Interminable et trop courte à la fois. J'avais recouvert ton cercueil d'un tifaifai. Tu sais, celui que tu préférais, avec les tikis. Tu avais bien mis un an à le terminer. Dessus, j'ai posé ce bel agrandissement de toi. C'était en 2000, je crois, à l'Intercontinental de Tahiti et nous venions de faire un excellent repas. Tu aimais les bonnes choses. Tu étais rayonnante. Tu adorais revenir en cliente dans cet hôtel, le meilleur de l'île, où, dans ta jeunesse, tu avais été serveuse. Aucune forfanterie de ta part. Juste un clin d'œil au destin.

Dans la cathédrale, j'étais assis à côté de toi, saluant les arrivants tandis qu'ils lançaient dans l'urne disposée à cet effet, certains avec discrétion, d'autres avec ostentation en faisant craquer les billets, les mille Francs Pacifique que la coutume prescrit d'offrir au conjoint survivant. Tu étais populaire ma douce France. Cette nuit là et une partie du jour suivant, nous gagnâmes une véritable petite fortune. Le vieux chinois pleurait comme un gamin. Du coup, il a oublié de déposer son obole.

Ils sont tous venus, ceux qui t'aimaient, ceux avec qui tu passais des nuits à jouer au tarot, ceux, enfin, qui t''entrainaient dans d'interminables bringues dont tu mettais plusieurs jours à te remettre. Finalement, nous menions des vies parallèles et c'était très bien comme ça. Et ça continue: toi morte et moi vivant, mais ensemble pour toujours.

Les fleurs s'amoncelaient au pied de ton cercueil, tandis que des groupes de prière s'organisaient, répétant sans fin, avec une lancinante monotonie, des « je vous salue » et des « notre père » en marquisien. On se serait cru dans un monastère tibétain.

Vers deux heures du matin, l'assistance se clairsema. Une belle femme, se présentant comme une de tes amies d'enfance, entonna d'une voix claire des gospels en français. Etrange, mais très beau. Triste aussi.

L'après-midi du lundi, la messe se joua à guichets fermés. Trois cents personnes pour le moins. Puis ce fut l'interminable convoi de voitures en direction du cimetière marin. Finalement, un trou creusé dans le sable est relativement moins sinistre que son équivalent creusé dans la terre. Nettement plus... « gemutlich » comme disent les allemands. Mais qu'il est long de combler une fosse à la pelle! J'avais insisté pour que le cercueil restât drapé dans ton tifaifai et qu'ensemble vous fussiez ensevelis. Je vous vis disparaître, tel un navire lentement submergé par les flots.

Quand la foule se fut dispersée, nous restâmes une vingtaine, tes sœurs, des nièces et des neveux (ton frère est mort du même mal que toi, il y a à peine un an), à entourer ta tombe recouverte de bouquets et de colliers de fleurs au point qu'on ne pouvait distinguer le sol sablonneux. La nuit tombant, nous allumâmes une multitude de bougies, puis, nous étant assis en cercle autour du tumulus fleuri, nous parlâmes longuement de toi. Nous rîmes beaucoup et pleurâmes tout autant. Avant que les bougies ne fussent totalement consumées, nous nous levâmes et, sans briser le cercle, nous nous prîmes par la main (les choses que tu me fais faire!) et récitâmes un ave et un pater, en français, cette fois, après tout, tu t'appelais France et aimais ton pays.

Que te dire de plus, si ce n'est qu'en tous points je te cherche et ne rencontre que ton absence.

Commentaires

Sans commentaire, bien entendu.

Sauf que je pense à une phrase insérée par Jérôme Vallet (Georges, sur les blogs) dans l'un des morceaux de son dernier disque : "Elle ne parle plus, celle qui parlait si gentiment".

Je vais récouter ce morceau de musique, à votre place.

Écrit par : Didier Goux | 13 août 2010

Voici venu pour toi le temps des souvenirs que l'on croyait enfouis à jamais, mais qui maintenant vont refaire peu à peu surface. Merci pour cette note !

Écrit par : tinou | 13 août 2010

Didier, j'aime beaucoup cette phrase.
Tinou, tu sais bien que je suis un vieux routier du souvenir!

Écrit par : manutara | 13 août 2010

Sainte Marie, mère de Dieu, priez pour nous, pauvres pécheurs,
maintenant et à l'heure de notre mort.
Amen

Écrit par : Christine | 13 août 2010

Amen, Christine...

Écrit par : manutara | 13 août 2010

Cher Esteban, votre dernière phrase, très belle, a ravivé mon chagrin personnel toujours présent en sourdine et j'ai pleuré.

Écrit par : Orage | 13 août 2010

Vous savez, Orage, le médecin qui à Tahiti, tenta, je me plais à le croire, l'impossible pour sauver France et qui, constatant l'impossibilité de toute solution chirurgicale, me dit, en m'annonçant au téléphone son décès, quelques heures à peine après son arrivée dans la capitale..Vous savez, monsieur, il y a pire que la mort...Il faisait bien entendu allusion aux terribles séquelles provoquées par l'hémorragie cérébrale qui auraient transformé la vie de France en véritable cauchemar si par miracle, elle avait survécu.
Une autre consolation, en partant la première, France s'est évitée toutes les épreuves par lesquelles je suis entrain de passer.

Écrit par : manutara | 13 août 2010

Comme tu as bien fait de ne pas regarder les photos du portable !

Je n'ai hélas pas eu le même choix car arrivée à l'hôpital en catastrophe, mon père était mort dans l'heure et je n'ai pu que voir ce que je ne souhaitais pas voir.
La mort déforme les traits en ce sens qu'elle les fige et prendre conscience de cette parfaite immobilité fut quelque chose de très douloureux.

Écrit par : Cigale | 13 août 2010

Oui, tu as raison, moi aussi j'ai assisté aux derniers instants de mon père et il me fallut une bonne dizaine d'années pour m'en souvenir autrement que réduit à l'état de cadavre.
De toutes façons, on ne le dira jamais assez, il ne sert à rien d'honorer les morts si on est incapable d'aimer les vivants. Tiens, dans la foule des pleureuses et des pleureurs j'en ai repéré deux ou trois qui lui ont bien pourri la vie à France...

Écrit par : manutara | 14 août 2010

Peut-etre cela t´arrivé aussi. Un jour j´ai recu un email , un peu bizzare. Quand j´ai commencée le lire j´ai commencé frissonner dans le dos. Tellement réele et tellement vrai, autant de la douleur et autant de joie a la fois.... C´est été la lettre de la part d´un malade a mort d´un écrivain le plus lu et le plus vendu au monde de Gabriel Garcia Márquez.
Lettre d'adieu de Gabriel Garcia Marquez

Ce texte a été présenté comme la lettre d'adieu de l'auteur Gabriel Garcia Marquez avant sa mort.

"Si pour un instant Dieu m'offrait un morceau de vie, je profiterais de ce temps le plus possible …

Je suppose que je ne dirais pas tout ce que je pense, mais je penserais à tout ce que je dis.

Je donnerais une valeur aux choses, pour ce qu'elles signifient.

Je dormirais peu, je rêverais plus, je crois que chaque minute passée les yeux fermés représentent soixante secondes en moins de lumière.

Je marcherais quand les autres s'arrêtent, je me réveillerais quand les autres dorment.

Je donnerais des ailes à un enfant, mais je le laisserais apprendre à voler seul. J'enseignerais aux vieux que la mort ne vient pas avec l'âge mais avec l'oubli.

J'ai appris tant de choses des hommes …

J'ai appris que tout le monde veut vivre au sommet de la montagne, sans savoir que le véritable bonheur c'est dans la manière de l'escalader.

J'ai appris que quand un nouveau-né serre fort de son petit point, pour la première fois, la main de son père, il le retient pour toujours.

J'ai appris qu'un homme n'a le droit d'en regarder un autre de haut que pour l'aider à se lever.

Dis toujours ce que tu sens, fais ce que tu penses.

Il y a toujours un lendemain, et la vie nous donne une autre occasion de faire bien des choses : mais si jamais je n'ai plus que ce jour, j'aimerais dire à tous ceux que j'aime combien je les aime.

Le lendemain n'est garanti à personne, qu'il soit jeune ou vieux …

Aujourd'hui peut … être le dernier jour où tu vois ceux que tu aimes.

N'attends pas, fais-le aujourd'hui, car, si demain ne vient pas, tu regretteras de n'avoir pas pris le temps d'un sourire, d'une caresse, d'un baiser, trop occupé que tu étais.

Garde près de toi ceux que tu aimes, dis-leur à l'oreille combien tu as besoin d'eux, aime-les et traite-les bien, prends le temps de dire "je regrette", "pardonne-moi, s'il te plaît", "merci", et tous les mots d'amour que tu connais.

Demande au Seigneur la force et la sagesse de les exprimer.


Car personne ne se souviendra de tes pensées secrètes.

Il faut qu'elles soit dites … avant que tout soit consommé …

Gabriel Garcia Marquez

Écrit par : Vera | 17 août 2010

Vera, merci pour ce superbe texte de Marquez, auteur qui figure parmi mes favoris. Evidemment, je n'ai rien fait de ce qu'il préconise. J'ai toujours tenu mes pensées secrètes. Le remord me ronge, à quelques heures de sa mort, de n'avoir rien vu venir et de n'avoir pas dit toutes ces belles choses à France. Je me souviens lui avoir dit, peu avant de la laisser pour la nuit, sa dernière nuit, que je trouvais l'agencement de la chambre d'hopital fait en dépit du bon sens et que le médecin-chef avait l'air d'un parfait imbécile. Cette dernière assertion s'avéra, hélas, dramatiquement exacte. Seule circonstance atténuante pour moi, France allait bien quand je la laissai et j'étais à mille lieues de penser que le lendemain, je la retrouverais entièrement paralysée, incapable d'articuler un son, tandis que l'autre crétin à blouse blanche me parlerait d'un ton patelin d'un petit AVC. Nos cerveaux nous ont joué un drôle de tour: celui de France en s'auto-détruisant et le mien en m'occultant la gravité de son état. Mais j'expierai mon aveuglement chaque seconde de ce qu'il me reste à vivre.

Écrit par : manutara | 17 août 2010

Manutara: mais pourquoi expier ? qu'avez-vous à vous reprocher ? Si vous étiez mort comme elle, lui demanderiez-vous, de votre petit coin de paradis, d'expier? vous l'avez aimée, avec ses moutons et ses bergers, et elle vous a aimé aussi, et puis elle est morte, ce n'est pas votre faute. Vous en parlez bellement.

Écrit par : Suzanne | 19 août 2010

Merci Suzanne, c'est gentil, mais malgré tout, ne me quitte pas l'impression que j'aurais pu faire plus et mieux. C'était une belle âme qui depuis vingt cinq ans avait pris l'habitude que je résolve tous ses problèmes (et Dieu sait qu'elle en avait). Mais ce funeste 20 juillet, je l'ai regardée filer la chaine par le bout sans pouvoir rien faire. Quand à l'aéroport, dans l'ambulance, je laissai ma place au médecin du SAMU arrivé dans l'avion sanitaire, alors qu'elle ne bougeait déjà plus depuis des heures, elle leva son bras gauche, dans un ample mouvement. Ultime geste d'adieu? Ultime signe de désespoir? Ultime tentative pour me retenir? Ou tout simplement les nerfs? Je n'en sais rien, mais je vous jure que cette vision me poursuivra jusqu'à mon dernier jour.

Écrit par : manutara | 19 août 2010

Manutara, cher Manutara, cher Don Esteban, cher Ange gardien ! Je suis tellement heureuse de constater que ton blog existe encore ! J'ai tellement pensé à vous, non, à toi, après cette terrible douleur qui t'a fait disparaître de nos échanges ! Bientôt un anniversaire encore certainement douloureux pour toi ... Mais d'autre part, moi qui vis la lente dégradation de l'homme que j'ai tant aimé, j'aurais quelque part préféré une fin rapide et sans séquelles ! Je me force de revenir au blog, j'ai besoin de contacts, il faut que je me remette à vivre aussi. J'espère que tu le fais, autant que ce soit possible ... Je suis chez mon mari, fort handicapé après AVC, difficile, agressif, méchant. Je suis moi fort handicapée aussi : coeur, DMLA à l'oeil, bas de colonne foutu, et j'ai dû vider mon ancien appartement à Bxl, puisque vendu ! Difficile fin de vie, j'aurais tant souhaité pouvoir reparler avec mon mari de nos périodes heureuses, mais ce n'est plus hélas possible. Dis-moi, je t'en prie, comment te sens-tu maintenant, mieux, plus paisible ?
Je pense à toi chaque jour, au moment du coucher, mon ange gardien est au dessus de ma tête, mes pensées vont à vous tous (sans contexte religieux !), je lis encore Olivier et j'espère tant que je te lirai encore ! Avec toutes mes amitiés.

Écrit par : Maola | 18 juillet 2012

Bonjour Maola,
merci pour ton gentil message. Effectivement, la question se pose de savoir s'il ne vaut pas mieux mourir "en bonne santé", qu'après avoir vécu une longue déchéance. A côtés des tiens, mes problèmes me semblent bien dérisoires. Mon voisin a une épouse ayant développé la maladie d'Alzheimer. Evidemment aucune structure adaptée pour ce genre de cas aux Marquises. Il passe ses journées à cavaler derrière elle (elle prend le maquis à la moindre occasion, toute nue de préférence) en jurant en italien ce qui serait drôle si ce n'était si triste.

Écrit par : manutara | 22 juillet 2012

Grand merci pour ta réponse : chouette, j'ai encore un ange gardien !
Je me pose une question d'ordre ... je ne trouve pas de mot : écclésiastique, religieux, ou quoi ? les femmes peuvent-elles être des anges gardiens ??? Je sais bien qu'en principe, ils n'ont pas de sexe, mais justement ce genre d'amour, que je ressens pour ta première intervention, ce genre d'amour est parfait et en rien lié au sexe ! (pourtant, il faut bien l'avouer, pas si désagréable que ça !). Je t'aime certainement en Ange. Merci, à bientôt.

Écrit par : Maola | 22 juillet 2012

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