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11 mai 2010

Suicide d'un portable

 

J'interromps, le temps d'un article, mes passionnants souvenirs de jeunesse, pour me propulser dans le présent, inspiré que je suis par le dernier billet de l'excellent Balmeyer sur la téléphonie (les trois personnes qui me lisent le connaissent, donc pas besoin de risquer la folie en essayant de faire un lien, sinon il suffit de cliquer sur son nom, dans la liste là, à gauche, finalement je me demande s'il n'aurait pas été plus rapide de le mettre en lien...).

Je n'aime pas le téléphone. Je parle du vrai, du massif, du fixe. Le village est petit et l'océan immense. Dans un cas comme dans l'autre, il ne sert donc à rien de téléphoner. Trop tôt ou trop tard, je me débarrasserai de cet engin. Pour l'instant, il est là. Au moins il ne me suit pas dans mes déplacements.

Évidemment, pas question de téléphone portable, cette saleté qui s'est immiscée jusque dans les recoins les plus reculés de l'ile la plus reculée. Pouah!

Et puis récemment, j'ai été obligé d'en acheter un. Juste pour une fois. Rien qu'une fois...Vous comprenez, il faut absolument qu'on puisse vous contacter en cas de...En cas de quoi? Tu parles! Mao est mort sans qu'un seul wonton se barre de la soupe d'un seul chinois, Staline a trépassé sans qu'une seule gorgée de vodka déserte la gorge d'un seul russe, alors moi, tu penses si je vais manquer à quelqu'un!

J'ai trouvé un portable chez le chinois, justement, entre la sauce huitre et la choucroute garnie à fort goût de pneu brulé. Après l'avoir payé, je l'ai déballé dans la boutique, installé ce qui semblait être une minuscule batterie, pressé comme m'y enjoignait la notice sur le bouton marqué d'un téléphone rouge, longuement. RIEN. Le chinois me fixait avec amusement. Et un chinois qui vous fixe avec amusement, ce n'est pas drôle du tout. Posté derrière son tiroir caisse, il m'a fait signe de m'approcher. Il m'aime bien le chinois. Avec ce que j'ai laissé dans sa boutique ces vingt dernières années, il peut! Il y a un autre chinois dans le village. Un moderne, avec des lunettes tendance et un quatre-quatre coréen à pare-chocs dorés. Son magasin ressemble à une supérette chinoise de série américaine avec des caméras partout, des corn-flakes et des chupa-chups. Je n'aime pas le chinois moderne.

Chez mon chinois à moi, ça sent les épices et la sueur. Les travées sont encombrées de cartons éventrés, les ventouses débouche-chiottes voisinent avec les assiettes incassables, la mort au rat avec les shampoings. Ça fait longtemps que ce gars a inventé le hard-discount, si ce n'est que chez lui, c'est surtout hard et pas trop discount. On a fini dans sa cuisine, pour échapper à l'attroupement qui commençait à se former, chacun y allant de son avis sur la manière de faire fonctionner un portable qui ne fonctionnait pas. Ça commençait à nuire à son image de marque. Il a aboyé un truc en cantonnais et sa femme est arrivée en trottinant sur ses jambes atrophiées. Pour garder la caisse. Elle est bizarre sa femme. Elle est tellement petite que, derrière le comptoir, on ne voit que le sommet de son crâne. Elle ne sait ni lire, ni écrire et encore moins compter. Elle a les jambes perpétuellement bandées et dit que c'est à cause de ses varices. Mais je suis certain qu'on lui a bandé le jambes toute petite pour l'empêcher de grandir. Si on additionnait l'age du chinois et de sa femme on remonterait sans problèmes à la révolution française.

Dans la cuisine, le chinois a chassé un vieux chat galeux de la table où il prépare les casse-croute au pâté pour les écoliers. Il a déplié le mode d'emploi. C'était une grande feuille, type A4, mais comme il était rédigé en cinquante langues, il ne disait pas grand chose d'autre que « Pour mettre en route, appuyer longuement sur la touche téléphone rouge et composer le code 0000 ». Le chinois a vérifié si la batterie était bien en place, puis il a trouvé un petit machin que j'avais failli jeter avec l'emballage, la carte mémoire, un truc minuscule. Il l'a installée en maugréant...Vous les jeunes n'avez aucune patience....Mais, carte ou pas ça ne fonctionnait toujours pas. D'une prise multiple ressemblant à un derrick où étaient branchés une centaine d'appareils, le chinois a débranché la lampe verte fluorescente éclairant le portrait de Tchang Kai Check et l'a remplacée par le chargeur de batterie connecté au portable. Puis il a appuyé sur la touche rouge. Il y a eu une petite musique et sur l'écran...Kodot adja meg!...Ca veut dire quoi?...j'ai demandé. Le chinois ne savait pas. Il a appuyé sur une autre touche...Kodot adja meg!!!!...encore. Bon, ça commençait à sentir le roussi cette histoire...Ah, mais oui, IL veut le code...qu'il a crié le chinois. Avec application, il a composé les quatre zéro sous le regard courroucé du généralissime plongé dans la pénombre. Il a ensuite fallu valider je ne sais quoi et acheter une recharge qui ne chargeait rien mais se laissait gratter, pour une fois mise à nu livrer un numéro qui a son tour...enfin, ce fut laborieux. Mais ça fonctionnait, je ne dis pas le contraire.

Une fois rentré chez moi, je n'ai pu m'empêcher de composer à plusieurs reprises mon propre numéro à partir du portable. Je mentirais, si je disais que la sonnerie qui résulta de ces divers essais ne me plongea pas dans un état de béate satisfaction. Puis j'employai mon fixe pour appeler mon portable. La chose émit un son agréablement modulé, comme dans la série où monsieur Jack Malone, avec son air de toujours tout savoir, s'apprête à retrouver une personne disparue depuis dix heures et vingt sept minutes et est interrompu par la sonnerie de son portable dernière génération qui permet de lire les empreintes à distance. Bref, on sent que l'on fait partie d'une humanité en mouvement qui bouge. Ah oui, la langue. Changer de langue. Un jeu d'enfant pour trouver le menu. Menu, c'est international. I want the menu, das Menu, Bitte, quisiera el menu. Oui, mais après, le menu il est écrit dans la langue qu'on veut et même si on n'en veut pas de cette langue, elle s'affiche avec insolence dans le menu. Alors, pris de frénésie, secoué d'un rire mauvais, je pressai sur toutes les touches, guettant avec fatalisme les mots absurdes qui surgiraient sur l'écran. Nyilvantartas et hop, pourquoi pas! Uzenet, on va pas se priver, tu vas voir si je vais l'user le net! Szabadsag, ouh que c'est vilain! Échevelé, en sueur, les yeux exorbités, un filet de bave aux lèvres, après plusieurs heures d'efforts inutiles à la recherche de la langue perdue, je jetai l'éponge. Flotch. Après tout, je pouvais téléphoner, on pouvait m'appeler. Que demander d'autre à ce stupide appareil? Juste un dernier essai. Je composai le numéro du portable sur mon fixe. Cela commença par un vacarme de cymbales et un roulement de tambours, tant de force émanant d'un objet aussi petit, puis une voix d'outre-tombe poussa un hurlement rauque venu d'une nuit des temps qui n'aurait plus le temps, d'un fond des âges dont l'âge se perdrait dans la nuit des temps, une voix hallucinante, incompréhensible, qui faisait RAAAAAAAAAAAAAAA, puis d'autres voix, mâles et femelles se mêlèrent à la clameur initiale...RAAAAAAVOULFROTNIETS, KRACHENSCHPROUTZAL...enfin quelque chose de ce genre. Je fermai les yeux et vis une horde d'hommes velus recouverts de peaux de bêtes, coiffés de casques cornus, avancer dans une nuit éclairée par les incendies et massacrer indistinctement hommes, femmes et enfants à coups de haches et de masses hérissées de pointes. Quand, tremblant, j'ai rouvert les yeux, j'ai vu que la chose, tout en continuant à blasphémer horriblement dans sa langue diabolique, s'était mise à vibrer sur mon bureau et que lentement, insensiblement, centimètre par centimètre, elle s'approchait du vide. Fasciné, je regardai le haïssable objet se fracasser sur le carrelage où la main de l'homme n'avait jamais mis que le pied et auquel nul instrument « high tech » n'avait jamais résisté. Pendant la fraction de seconde que dura sa chute, le portable vit-il défiler derrière son écran bleu des bribes de sa courte vie?

Commentaires

Ce devait être un portable de fabrication...chinoise. Car un portable doit en principe résister à une chute de cet ordre.

Écrit par : Orage | 11 mai 2010

Bon alors déjà, il me semble qu'il y a plus de trois personnes qui passent par ici...

Ensuite :
" Pour mettre en route, appuyer longuement sur la touche "téléphone rouge"..."

Hihihihihihi (rire de hyène féminine) j'ai trouvé encore plus nul que moi !!!!
Et c'est pas peu dire...

Écrit par : Cigale | 11 mai 2010

Je crois que nous, les gens d'un CERTAIN âge, avons tous appelé du fixe notre premier portable, et retour. Lorsqu'elle nous avait surpris en train de nous livrer à cette coupable activité, ma belle-fille nous avait rebaptisés les Bidochon... Aucun respect, ces jeunes...

Écrit par : Didier Goux | 11 mai 2010

Orage, je ne sais pas si vous avez remarqué, mais tout ce que nous achetons ces derniers temps est chinois, même ce qui prétend ne pas l'être, et rien ne résiste à mon carrelage: c'est un véritable cimetière de télécommandes en tous genres et un téléphone portable ça ressemble à une télécommande en plus sournois.
Cigale je sais à peine me servir d'un vrai téléphone, alors le portable...Je n'utilise que msn ou skype quand je veux discuter avec quelqu'un. Pour commencer ça me permet de faire des grimaces devant la caméra et ensuite je suis certain que la personne à qui je parle m'écoute.
Ah Didier, ce certain âge, m'amène à vous faire part d'une chose qui m'a toujours étonné sur votre blog. Vous parlez souvent de vous comme d'un vieux qui est trop vieux pour ci, trop vieux pour ça. Les gens qui ne vous aiment pas vous qualifient souvent de vieux ceci ou de vieux cela. Comme j'ai un an de plus que vous je crois, je trouve cela bizarre, choquant. Je dois être anormal. C'est, je le pense, lié au fait qu'à ma naissance, ma mère approchait de la cinquantaine et mon père l'avait allègrement dépassée, ce qui fait que vingt ans plus-tard, lorsque je regardais des clichés de mon enfance pris en la compagnie de mes parents, je m'écriais...Oh, comme vous étiez jeunes!...En fait, ils avaient alors l'age que j'ai maIntenant. J'ai donc évolué à rebours du jeunisme ambiant. Jeune je ne me sentais pas spécialement juvénile et parvenu à l'age qui est le mien je ne me sens pas spécialement vieux En tous les cas, il n'y a rien que je faisais à vingt ans, que je ne puis plus faire aujourd'hui.
Par ailleurs, pour tordre le cou au mythe "ah, les gens d'un certain âge n'y connaissent rien dans les technologies nouvelles" je dirais que ce sont les personnes de notre génération qui ont inventé la micro-informatique. Sans Bill Gates et ses semblables, les petits jeunes d'aujourd'hui joueraient encore au freesbi et au jeu de l'oie pour se distraire, ce qui ne serait sans doute pas plus mal. Il y a juste qu'ayant connu l'avant et l'après nous disposons d'un certain recul pour ne pas y céder aveuglément à ces nouvelles technologies. Comme le GPS, dans une voiture, franchement....

Écrit par : manutara | 12 mai 2010

Dommage, vous auriez pu donner votre numéro à Balmeyer.

Écrit par : la Mère Castor | 12 mai 2010

Oh, je donnerai cher pour te voir faire des grimaces face à la caméra. À l'occasion j'utilise aussi skype pour papoter avec ma copine tchèque ou Fikrett, le pêcheur finlandais de mes connaissances !

Écrit par : tinou | 12 mai 2010

Si, si, je sais que tout est chinois maintenant...même mon mari : je suis à l'avant-garde depuis 25 ans, mais il résiste plus que le portable !

Écrit par : Orage | 12 mai 2010

J'aime beaucoup cette dernière livraison de textes. Vous êtes un agréable conteur, Manutara. Vous avez les exagérations qu'un conteur emploie à l'oral, avec une belle énergie dans le ton. Quand je lis vos textes, je les entends. Vos descriptions de personnages sont excellentes.

Écrit par : Suzanne | 12 mai 2010

Madame Castor: impossible, je déteste parler au téléphone.
Tinou: oui, mais il vaut mieux éviter de me regarder en cam le soir avant de se coucher, rapport aux cauchemards. C'est pas que je sois moche, je suis juste effrayant.
Orage: bah les vieux chinois c'est du costaud, je peux vous assurer. Vous en avez encore pour un bout de temps!
Suzanne: Livraison? Et avec ça, ce sera tout , ma petite dame?

Écrit par : manutara | 12 mai 2010

Pouvez toujours envoyer vos messages en morse, si vous en êtes capable, à bord de votre rafiot.

Écrit par : Floréal | 12 mai 2010

Heu Floréal, le morse sur les rafiots n'est plus utilisé depuis la naufrage du Titanic à peu près. Il y a eu la BLU et la VHF, mais maintenant la plupart des bateaux sont équipés d'installations qui, via le satellite, leur permettent de communiquer en téléphonie dans le monde entier. Ils sont même connectés au net, c'est vous dire...

Écrit par : manutara | 12 mai 2010

Non. Le morse était encore utilisé jusque vers 1950 sur les porte-avions; mon père y était radio, c'est pour ça que je le sais.

Oui je sais bien que les bateaux de maintenant ont des équipements sophistiqués via satellite. Je vois des monstres de 13 étages déverser leurs 5000 touristes toutes les semaines au port.

Je vous ai répondu de la sorte parce que votre aversion au portable est un tantinet ridicule, et un peu snob. Je n'en suis pas fan, mais c'est bien pratique.

Écrit par : Floréal | 13 mai 2010

Oui, oui, vous avez suremennt raison, je suis snob et ridicule, mais je suis né comme ça et n'ai nulle intention de changer.
Les gens qui se promènent dans la rue avec ces oreillettes qui les font ressembler à autant de monsieur Spock et qui parlent tout seul, ont bien de la chance de n'être ni snobs ni ridicules. Sincèrement, je les envie.

Écrit par : manutara | 14 mai 2010

La brève et intense vie du téléphone portable...

Un jour, satisfait d'un de mes premiers téléphones (j'en ai eu plusieurs premiers), un carré bon marché, je l'ai glissé dans ma poche de chemise après l'avoir longuement examiné, aux toilettes. Puis je me suis baissé pour ramasser le papier au sol, et le téléphone est passé de ma poche au fond de la cuvette. Très bref aussi.

"surtout hard et pas trop discount".. toujours une perle à souligner...

Quant à Didier, vous avez raison : il surjoue le vieux. Je m'en suis rendu compte quand j'ai vu qu'il savait faire des "balises html" dans ses commentaires. C'est le genre de jargon qui fait fuir les plus courageux technophobes (encore un phobe) et lui y arrive, alors.

Écrit par : balmeyer | 15 mai 2010

Excellente, votre anecdote qui me fait remonter à la mémoire de semblables histoires.
Quand je fis mon service militaire, il n'y avait evidemment pas de portables, par contre on avait déjà inventé le porte-feuille qui nous glissions dans la poche arrière du treillis. En Allemagne, nous jouissions d'un confort relatif (forcément c'était les allemands qui payaient) avec de vraies toilettes équipées de vraie cuvettes. Puis, je fus envoyé à Saumur pour faire l'école de l'arme blindée. Et là, outre des conditions de vie des plus spartiates, je découvris, à ma grande horreur, ce qu'on appelle les WC turcs, qui sont bel et bien une spécialité française: un trou avec deux emplacements pour poser les pieds. Le novice se déculottait, puis s'acroupissait dans une pose grotesque juste à temps pour entendre la chute du portefeuille contenant toute ses possessions terrestres au fond du trou sans fond. Ces toilettes causèrent à certains des désagréments encore plus épouvantables, mais je préfère ne pas en parler.

Écrit par : manutara | 15 mai 2010

Oui mais d'abord on ne peut les utiliser que si on sait lire le cantonnais vu que le mode d'emploi est en cette langue, d'ailleurs sont-ce bien des toilettes et non pas un de ces petits temples dédié à quelque divinité, ensuite je te signale que pour sommaire qu'il soit, il y a quand même un siège!

Écrit par : manutara | 16 mai 2010

Je n'ai pas envoyé le bon lien. Celui-ci est plus parlant !
http://www.google.fr/imgres?imgurl=http://www.anouveausurlaroute.fr/img/wc.jpg&imgrefurl=http://www.anouveausurlaroute.fr/%3Fp%3D1615&usg=__VU4RdDgQRqbik6in4PdnkUHCut4=&h=600&w=800&sz=98&hl=fr&start=16&sig2=MhaSNNbH6by4jQoBJ82kEw&itbs=1&tbnid=whrgvDj2KzYwZM:&tbnh=107&tbnw=143&prev=/images%3Fq%3Dtoilettes%2Bpubliques%2Ben%2Bchine%26hl%3Dfr%26gbv%3D2%26tbs%3Disch:1&ei=fs3wS_avCJvWmwONuP30Cw
Au Vietnam où l'hygiène laisse aussi parfois à désirer, nous avions trouvé la parade. Le car nous arrêtait dans un petit bois, et le guide disait :
"Les femmes à droite, les hommes à gauche ( ou vice-versa)." Tout le monde descendait alors avec son rouleau de PQ ou son paquet de mouchoirs en papier. Ses arrêts pouvaient s'éterniser car il fallait trouver un endroit discret, mais aussi un endroit propre et faire attention aux bestioles ... Un vrai poème !
Une fois pourtant j'ai osé affronter les toilettes publiques. C'était dans les montagnes au nord du pays, la région des Hmongs. Avant de pénétrer sur le marché local, j'ai eu soudain une petite envie pressante. Renseignement pris auprès de la population locale, j'ai trouvé les toilettes publiques : une cabane en bambou située au bord d'un ravin. Il fallait se baisser pour pénétrer dans l'habitacle, une forte odeur pestilentielle m'a alors saisie à la gorge. Cela provenait du trou glauque situé devant moi. J'aurais sûrement pu surmonter l'odeur en me mettant en apnée, mais la vue des centaines d'asticots grouillant et remontant jusque sur les murs de la cabane ont eu raison de moi : je suis ressortie en courant, prise d'une violente nausée. J'ai cru que j'allais recracher tout mon petit déjeuner sur mes pieds !!!
Remarque, si on réfléchit bien, ce n'était guère mieux dans nos campagnes il n'y a pas si longtemps.

Écrit par : tinou | 16 mai 2010

Ben quoi? Nickel ces toilettes! toujours à se plaindre ces touristes. Tu peux même réutiliser le papier usagé.

Écrit par : manutara | 17 mai 2010

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