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17 juin 2009

Visite à un ami

La récente mission que l'on me confia sur cette autre île me permit de revoir mon ami Astrubal. Il s'y était exilé volontairement, cinq ou six ans plus tôt, pour s'extraire des relents d'échec imprégnant son calamiteux retour à N***, aux Marquises, qui avait vu sa (très) jeune maîtresse, Cruella, s'enfuir au bras d'un galant, jeune et chevelu, alors qu'Astrubal, au crâne rongé par une irréversible calvitie, l'avait arrachée à sa ville, à sa famille et à son wagon, tout trois figés dans le désert chilien jusqu'au prochain déluge, en lui faisant miroiter une vie faite d'abondance et de playas désertes dans sa maison perdue au milieu d'une nature généreuse. Là où la jeune femme attendait une somptueuse villa construite sur quelque promontoire rocheux, elle ne trouva qu'une méchante cahute en contreplaqué et en tôle, reliquat en ruine de la première période de la vie d'adulte de son compagnon. La vue que l'on découvrait depuis la parcelle en friche était superbe, mais ne faisait qu'accentuer l'insoutenable insularité du lieu pour qui n'a connu que la ville et le continent, en soulignant la vacuité extrême du plus grand océan de la planète par une ligne d'horizon au tracé parfait que ne venait altérer la vision d'aucune autre terre, même lointaine, que ne venait polluer de sa présence nulle oeuvre humaine, pas même ces pétroliers ou ces cargos qui émeuvent jusqu'aux plus hydrophobes lorsqu'ils les aperçoivent le long des côtes. Le ciel, lui aussi, était vierge de toute trainée de condensation laissée par ces jets qui, même au coeur du désespoir le plus profond, nous laissent entrevoir la possibilité d'une fuite, d'une vie autre, d'un ailleurs qui pour être hors d'atteinte n'en est pas moins réel. Lorsque la petite caravane composée de deux adultes et de deux enfants chargés de paquets arriva à l'issue d'une marche de plusieurs heures qui l'avait menée du minuscule aéroport à la « propriété » sous le soleil implacable de midi, sans l'ombre d'une ombre pour apporter le réconfort de sa tiédeur à la terre en fusion, Cruella, en découvrant les lieux désolés et le fare en décomposition s'écria....ESTAMOS JODIDOS! (Nous sommes fichus)....Quand Astrubal manoeuvra la porte dégondée, celle-ci s'abattit à ses pieds dans un craquement sinistre, libérant une nuée formée de milliers de guêpes qui s'échappèrent en émettant un bourdonnement furieux. Cruella s'enfuit dans la brousse en hurlant tandis que les enfants, un garçon et une fille à peine entrés en adolescence, se serrèrent l'un contre l'autre en pleurant. Je pense qu'Astrubal commença à perdre Cruella à cet instant, même si, par la suite, il lui fit construire, dans la village, une maison plus en accord avec ses attentes. Le mal était fait. L'esprit gangréné par le doute, Cruella n'eût plus qu'une idée: s'enfuir de cet infernal paradis tropical. Ce fut pour oublier cette cuisante défaite, cette salissure indélébile faite à son amour propre, qu'Astrubal choisit de s'installer à U***, île aux contours phalliques dont la beauté austère redonna quelque forme à son ego foulé aux pieds. Quelques rares lettres me parlèrent d'une dame européenne d'âge mûr, de son beau terrain de plusieurs hectares, d'une noce hâtivement célébrée, une fois reportée, il est vrai, quand revint à la mémoire d'Astrubal ce détail agaçant qu'il était toujours marié à Bernadette, son épouse dans une autre vie.

Arrivé à U*** le samedi précédent fatalement le dimanche quand nulle créâture de Dieu ne pouvait, sans offenser son nom, se livrer à quelque activité professionnelle que ce fût en ce bout du monde très chrétien, je mis à profit ce jour d'oisiveté pour rendre visite à mon ami Astrubal. Je ne sais si le terme amitié convient à cette relation qui nous fait nous croiser tous les deux ou trois ans, mais comme cela fait vingt-cinq ans que nous nous croisons tous les deux ou trois ans, on peut trouver à cette discontinuité une rassurante continuité Bien entendu, lui et son épouse ne vivaient pas dans le village principal, mais au coeur d'une vallée distante d'une dizaine de kilomètres, à laquelle menait une mauvaise piste. A l'issue d'une interminable montée, je parvins à un col après avoir refusé à plusieurs reprises les offres d'automobilistes déconcertés par la vision du dernier humain (aux Marquises, du moins) utilisant encore ses jambes pour se rendre d'un lieu à un autre, sans qu'il lui fût nécessaire de faire appel à une cavalerie de plusieurs centaines de chevaux vapeur. Si l'on ajoute à cela que j'ai toujours refusé de me munir d'un téléphone portable que je considère comme l'avatar moderne des chaînes dont on chargeait les esclaves en d'autres temps, il n'est pas tout à fait exclu que je finisse dans un musée, empaillé entre l'australopithèque et l'homme de Néanderthal. Tandis qu'assis sur une pierre je séchais au souffle puissant des alizés comme un cormoran sur son rocher, je songeai que je ne détonnerais nullement dans un de ces western « spaghettis » des années soixante- dix avec ses cow-boys ruisselants de transpiration.

Après une courte pause, je quittai la piste principale pour emprunter un chemin plus étroit qui devait se prolonger jusqu'au bout de la vallée pour se terminer au bord de la mer. Descendre est toujours une bénédiction une fois qu'on a réussi a refouler dans un coin de son esprit l'idée qu'il faudra refaire le chemin en sens inverse, en montée cette fois. A mi-pente, j'aperçus sur la droite une clôture derrière laquelle la végétation touffue composée de banians et d'acacias avait fait place à une jolie prairie sur laquelle, de loin en loin, des manguiers et des citronniers alternaient avec des hibiscus et des bougainvilliers. La maison, invisible depuis la route, devait se trouver en contrebas. Cette clôture portait indubitablement la marque de fabrique de son propriétaire, Astrubal. Haute d'à peine un mètre, elle était constituée non pas de fil de fer barbelé mais d'étranges sangles blanches semblables à ces sangles utilisées par les camionneurs pour assujettir les marchandises sur le plateau d'une remorque. Sacré Astrubal! Economie, économie! Dieu seul savait où il avait du dénicher ce matériel de récupération. Ces sangles étaient destinées, du moins le crus-je dans un premier temps, non pas à constituer un obstacle infranchissable mais à marquer le territoire de la famille Astrubal. Ne voyant aucun portail pour franchir cette dérisoire ligne de démarcation, je l'enjambai. Ce faisant, l'entrejambe de mon pantalon frôla la sangle supérieure. J'eus l'impression qu'un esprit malin venait de me donner un coup de marteau dans les parties. Je restai un bon moment à me rouler de douleur (je ne sais pourquoi, mais se rouler par terre a des vertues lénifiantes) dans l'herbe, une herbe étonnement soyeuse pour ces latitudes, étouffant mes gémissements tout en m'interrogeant sur les motivations qui avaient poussé Astrubal à entourer ses terres d'une clôture électrifiée. Cela ne cadrait pas avec le personnage. L'électricité, même d'origine solaire, coûte cher. Enfin, je n'eus pas à attendre longtemps pour avoir la réponse à ma question.

Comme je me remettais péniblement debout en ayant l'impression de traîner un tronc d'arbre accroché à mes cojones, je perçus le bruit d'une cavalcade et vis apparaître dans l'herbe grasse une demi-douzaine de chevaux. Je n'y prêtai pas grande attention, tant les chevaux sont chose courante dans les îles. Quand ces animaux, d'habitude craintifs, ne dévièrent pas leur course en me découvrant, mais bien au contraire, forcèrent l'allure pour venir à ma rencontre, inclinant dangereusement les oreilles vers l'arrière tout en dodelinant de la tête de manière désagréable, j'en conçus un certain étonnement. Elevé au milieu de bêtes en tout genre, je savais que la fuite était la plus mauvaise des solutions. L'animal craint l'homme, c'est un phénomène avéré. On a publié des thèses la-dessus. Ecrit des articles dans les journaux. Donné des conférences. Tourné des films. Manifestement, ces chevaux ne lisaient pas et n'allaient pas au cinéma. S'ils furent bien freinés un temps dans leur élan, quand, solidement campé sur mes jambes, le bras droit levé, je hurlai.....YA...YA...HEY...HEY....HEY..., ils reprirent ensuite leur progression plus lentement pour venir m'entourer, me projetant à la figure leur souffle brûlant au travers de leurs naseaux dilattés. Celui qui semblait être le chef, un beau cheval bai, après avoir rejeté la tête en arrière tout en hénissant, saisit entre ses dents le dos de ma chemise et, m'ayant renversé, se mit à me traîner sur le sol, dont, de manière étonnante, je ne trouvai plus l'herbe aussi moelleuse. Jurant comme un charretier, je réussis à me débarrasser de ma chemise et, toute honte bue, me mis à courir comme je crois que je n'ai jamais couru de ma vie, vers une petite cabane qu'un banian m'avait dissimulé jusque là. Je dus hurler, car une dame agée en sortit et d'une voix stridente cria....Piti, piti, piti....Les chevaux pilèrent sur place. Puis, faisant un geste désinvolte vers un point indéterminé de la propriété, mon sauveur ajouta à leur intention....Allez, vilains, à la maison!....A contrecoeur, les fauves s'éloignèrent, non sans que le bai se fût retourné une dernière fois pour me lancer un regard torve. Plus le temps passe et moins je supporte les animaux domestiques: je les trouve beaucoup trop humains.

Je reportai mon attention sur la dame, une européenne octogénaire et échevelée à l'élocution rendue difficile par une manifeste carence de dents. Il avait fait fort l'ami Astrubal, cette fois. Il est vrai que le terrain était très beau. Rajustant sur sa poitrine flétrie un paréo troué elle me lança...Vous êtes l'ami d'Astrubal?...Oui madame, Esteban S***, enchanté....Après m'avoir serré la main, elle se gratta les fesses...Ben, dis-donc, ils vous ont mis dans un drôle d'état. Ils sont très joueurs, vous savez....Très drôle! En effet, outre des écorchures sur tout le corps, un pantalon déchiré, une chemise cannibalisée, je souffrais probablement d' un début de castration électrique...Ce n'est rien, pensez-vous...mentis-je. Puis, jetant un coup d'oeil vers la cabane, je demandai...Astrubal est-il là?....

20:43 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (28)

Commentaires

Décidément, il est original ton ami Astrubal. Une clôture électrique autour de la propriété, passe encore, mais des chevaux en guise de chiens de garde et une vieille édentée pour compagne ! J'attends la suite avec grande impatience...

Écrit par : tinou | 18 juin 2009

Il n'y a pas à dire : tu vis vraiment dangereusement !
Et tu n'as pas eu peur de cette vieille femme trollesque ?

Écrit par : Cigale | 18 juin 2009

En plus, après avoir manqué me faire électrocuter et déchiqueter, j'ai attrapé la dengue en me rendant dans sa vallée pourrie. Je suis dans un état pitoyable, mais je n'irai pas chez le médecin. JAMAIS!

Écrit par : manutara | 18 juin 2009

Donc, si j'ai bien compris, actuellement tu es malade ? Fièvre, douleurs abdominales... J'espère que tu prends au moins des antalgiques ! As-tu des saignements de nez ?
Tu dois savoir que l'aspirine est VIVEMENT DECONSEILLÉE !
Repose-toi, reprends des forces. Je crois qu'il n'y a pas grand chose d'autre à faire, n'est-ce pas ? Courage Esteban...

Écrit par : tinou | 18 juin 2009

Oui, merci. Pas encore de saignements, ça arrive vers la fin quand on se croit hors d'affaire. Crac! On se met à transpirer du sang. Pour l'instant j'ai juste de la fièvre. Assez forte. Ça fait délirer certains. Pas moi, tu penses bien! Tout est sous contrôle!
Bon, il faut que je déblaie la neige tombée cette nuit devant la maison.

Écrit par : manutara | 18 juin 2009

Hihi... Tu plaisantes, c'est donc que ça ne va pas trop mal ! Pense à mettre ton bonnet et tes moufles, un coup de froid est si vite arrivé.

Écrit par : tinou | 18 juin 2009

rêvé cette nuit d'un grand cheval dans mon petit jardin. il s'approchait de moi et me renversait au sol. Ce matin je lis ça. Vos délires seraient-ils contagieux, à défaut de la dengue ? Hâte de lire la suite.

Écrit par : la Mère Castor | 22 juin 2009

Oh la la Esteban, fais-nous vite un signe, on commence à s'inquiéter sérieusement là...

Écrit par : Cigale | 23 juin 2009

Voilà, je suis de retour. Parce que non content d'avoir attrapé la dengue, il a fallu que je retourne en mission, tout fiévreux et couvert de pustules rougeâtres une fois que la fièvre s'en fût allée. Mais j'étais aiguillonné par l'idée qu'un petit jeune se serait sûrement fait porter pâle, lui. Enfin, je suis en pleine forme là.
Dites-moi, madame Castor, c'est normal qu'on ne puisse plus accéder à votre blog. Non, parce que les gens qui suppriment leur blog, ça commence à bien faire. J'ai mes petites habitudes, moi, quand je fais ma tournée des blogs et j'ai HORREUR que quelque chose vienne perturber ma routine, sur le net du moins. Ma vie réelle est bien assez chaotique comme ça!

Écrit par : manutara | 28 juin 2009

Mon mouchard vient de me signaler ta présence ! Je suis bien contente car je commençais à me faire du souci quant à ton silence... Pas la peine de préciser que tu es en forme, ça se lit !!!
Souris Esteban, souris ! La vie est belle...

Écrit par : tinou | 28 juin 2009

Bonjour Tinou! Je ne souris absolument JAMAIS! Inutile de dire que je n'aurais pu envisager une carrière politique dans ces conditions. Encore que dans mes fantasmes, je m'imagine occuper la fonction suprême un très bref instant avant d'être assassiné, juste le temps de dire à mes concitoyens cette chose inconcevable, la vérité, après les avoir obligés à regarder "Soleil vert" pour leur donner une idée de ce qui les attend.

Écrit par : manutara | 28 juin 2009

Aaaaaaaaaaaaaaaaa !!
Non mais ça va pas de nous faire des frayeurs comme ça !?!!

L'homme qui ne souris JAMAIS... J'espère "à l'intérieur" quand même un peu, parfois...

"Soleil vert" ben dis-donc, c'est joyeux ça, enfin avec la population vieillissante, on pourra nourrir la planète entière. Mais j'aimerais bien choisir MOI - MÊME la musique finale, merci...(j'aime beaucoup Grieg mais bon...)

Écrit par : Cigale | 28 juin 2009

Bonjour Cigale! J'aime pas la musique non plus. Les deux cours que je détestais le plus à l'école étaient le dessin et la musique. J'ai une âme d'artiste, on l'aura deviné.

Écrit par : manutara | 29 juin 2009

Je n'ai jamais vu "Soleil vert", je suppose que c'est un film ?
L'homme qui ne sourit jamais... Cela ferait un bon titre de film ou de livre. C'est aussi le surnom que l'on donnait à un acteur du muet, il me semble qu'il s'agit de Buster Keaton.

Écrit par : tinou | 29 juin 2009

Disons que "Soleil vert", sorti à la fin des années septante, est un film de science fiction qui prenait le contre-pied de tout ce qui avait été fait jusque là et qui laissait entrevoir un monde dominé par la technologie où la faim, la pauvreté, la maladie auraient disparu dans un univers totalement aseptisé. Dans "Soleil vert", au contraire, si une partie de la population bénéficie effectivement des bienfaits de la technologie en vivant dans une sorte de bulle, l'immense majorité de l'humanité vit dans une misère indescriptible, moyenâgeuse, où les maladies sont légion et la délinquance omniprésente. L'aliment de base est un produit appelé soleil vert qui est fabriqué à partir des restes de vieillards euthanasiés.

Écrit par : manutara | 29 juin 2009

Ah, belle perspective en réalité !Il va falloir que je trouve ce film.

Écrit par : tinou | 29 juin 2009

@ Tinou : et pour préciser mon intervention sur le film en parlant de musique, lorsque les vieux sont conduits pour se faire euthanasier, on leur passe un film où l'on voit la nature, la beauté du monde style Y.A. Bertrand sur fond musical du "Matin" tiré de la suite Peer Gynt d'Edouard GRIEG. Si tu connais l'ancienne pub des produits "Cassegrain" avec le lapin blanc, c'est la même musique qui accompagnait... C'est une musique...bucolique....

@ Manutara : âme d'artiste...nous sommes aux antipodes alors (mouarff... façon élégante de se gausser)

Écrit par : Cigale | 30 juin 2009

à Cigale : " les vieux" ! Sois polie s'il te plait avec les personnes du 3e âge dont je fais partie. Non mais alors, aucun respect ces petits jeunes...

Écrit par : tinou | 30 juin 2009

Bon, il serait maintenant grand temps de nous dire si Astrubal est là !

Écrit par : tinou | 30 juin 2009

Oui, oui, laissez-moi quand même le temps de reprendre mes marques. C'est que j'ai été malade, moi!

Écrit par : manutara | 30 juin 2009

Youpie ! Tu es de retour... C'est mon mouchard qui me l'a dit.

Écrit par : tinou | 18 juillet 2009

En fait je ne suis pas parti, c'est mon ordinateur qui est tombé en panne. J'ai du en commander un neuf, un truc portable, une camelote fabriquée en Chine par des gamins sous-alimentés. Je n'arrive ni à me faire au clavier ni à la souris, ce truc grotesque qu'il faut caresser du doigt et quant à vista j'en parle même pas. Configurer internet a été un véritable casse-tête avec un routeur au lieu d'un modem. Parait qu'on peut se déplacer avec l'ordi sans le brancher au routeur. C'est la wifi, m'a dit la postière qui vend ces cochonneries. Evidemment ça marche pas. Dès que je débranche l'ordi du routeur ça me déconnecte. Bref c'est un désastre. Je me suis tellement énervé que j'ai failli tout balancer à la rivière. En plus je repars dimanche en mission, inutile de dire que mon blog va encore rester en souffrance. Enfin ça fait plaisir de voir qu'il y a encore quelqu'un qui se souvient de moi ici.

Écrit par : manutara | 18 juillet 2009

T'as pensé à appuyer sur le bouton ?

Écrit par : Olivier Bruley | 18 juillet 2009

Bon, pas d'alarmisme ! Tu arrives à laisser des commentaires ce qui prouve que ça fonctionne quand même. À quand ton prochain retour ?

Écrit par : tinou | 18 juillet 2009

Olivier, quel bouton?
Tinou, je reviens dans une semaine. Enfin, j'espère. On ne sais jamais....

Écrit par : manutara | 19 juillet 2009

Bon, ben bonjour, au revoir alors ! :-))

Écrit par : Cigale | 19 juillet 2009

Alors Esteban, tu nous oublies ?

Écrit par : tinou | 29 juillet 2009

Non, non, pas du tout. Je songe à reprendre la rédaction de mon blog.

Écrit par : manutara | 29 juillet 2009

Les commentaires sont fermés.