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03 juillet 2007

Un chat dans la gorge

On dit, c’est la goutte d’eau qui a fait déborder le vase, mais moi c’est un chat qui me reste coincé en travers de la gorge, ou plutôt deux. Je ne suis pas vraiment fanatique de ces bestioles, mais trop c’est trop. L’autre jour, je voulus jeter un sac poubelle dans un container disposé à cet effet sur le chemin menant à ma maison. En soulevant le couvercle, je distinguai, lovés au fond d’un carton, deux petits chats, plus tout à fait des chatons, mais pas encore des chats adultes. Tremblant de tous leurs membres (comme si on pouvait trembler avec les membres d’un autre), selon l’expression consacrée, ils levèrent vers moi des yeux suppliants. Faisant un bref tour d’horizon, je cherchai à découvrir, caché au milieu des maisons voisines, le fils de pute qui avait bien pu se rendre coupable de pareil méfait. Sans doute encore une grenouille de bénitier qui, avant d’aller à l’église (nous étions dimanche) pour y aboyer ses prières, avait du balancer ses chats à la poubelle. Pas même le courage de les tuer. En me penchant dangereusement sur le rebord du container, je plongeai au milieu des immondices pour les libérer en les saisissant par la peau du cou  et les déposai délicatement dans l’herbe. Je craignis un moment qu’ils ne s’attachent à mes pas, mais ils filèrent en bondissant gracieusement au milieu des hibiscus et des frangipaniers. Une petite chance de survie (bien mince, car si la nature est généreuse ici pour un félin, les chiens, faméliques et maltraités, eux, ne le sont pas), mais une chance quand même….

Commentaires

Où est donc passé l'autre texte, celui où l'on me voyait dans le plus simple appareil ? Je t'ai dit que ça ne me gênait pas, même s'il n'était pas très bien écrit. J'espère que tu l'as retiré pour l'améliorer, et non pas sous le fallacieux prétexte que j'aurais été contrariré par ta prose. (Ce n'est tout de même pas parce que j'ai un peu tardé à laisser le commentaire que tu me réclamais ! J'allais l'écrire à l'instant, et, surprise, on m'avait remplacé par des chatons ! Des chiots encore, j'aurais pu comprendre...)

Écrit par : Olivier Bruley | 04 juillet 2007

contrarié pas contrariré, évidemment.

Écrit par : Olivier Bruley | 04 juillet 2007

J'ai écrit un truc pareil, moi?

Écrit par : manutara | 05 juillet 2007

oh

Écrit par : tinou | 07 juillet 2007

AAAAAAH! Quand même!

Écrit par : manutara | 08 juillet 2007

Hein ?

Écrit par : Olivier Bruley | 08 juillet 2007

Eh ben !

Écrit par : Georges | 10 juillet 2007

Ah oui, j'ai retrouvé ce que je voulais dire.

"Sans doute encore une grenouille de bénitier qui, avant d’aller à l’église (nous étions dimanche) pour y aboyer ses prières, avait du balancer ses chats à la poubelle."

C'est bien, ça, c'est bien. Non, c'est vraiment bien. C'est fort !

Écrit par : Georges | 10 juillet 2007

Pourquoi une femme (grenouille de bénitier ou pas) serait t-elle capable de cette terrible lâcheté ? Peut-être est-ce un homme qui n'a pas eu le courage de les euthanasier à la naissance !
Peu importe, toujours est-il que c'est IGNOBLE !....Ca me révolte...
Pauvres châtons, j'imagine leur souffrance et quel fin ils auraient eu si tu n'étais pas passé par là.
Il y a vraiment des gens monstrueux sur terre !

Écrit par : Pénélope | 19 août 2007

J'ai dit grenouille, mais cela pouvait effectivement être un crapaud...

Écrit par : manutara | 25 août 2007

Les commentaires sont fermés.