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17 septembre 2004

C'est l'or !

Au yacht club de Balboa , Clay tenait table ouverte . Il régalait son auditoire d’exploits inventés ou à venir . Tout cela aurait été inoffensif , s’il n’avait rencontré ce polonais , Tadeusz . Dès cet instant , mon ami n’eut plus qu’un mot à la bouche , gold ! . Je pense que c’est ce jour là que Clay initia sa longue descente vers les bas-fonds de la cupidité qui devait le mener  en face de moi , quinze ans plus tard , sur ce vapeur anachronique fendant les eaux tranquilles du lac en cette belle journée d’été. Le polonais avait exploité pendant plusieurs années une concession aurifère située au Costa Rica au fond du golfe Dulce . Dans un état chronique d’ébriété il psalmodiait une suite de mésaventures avec les indiens , les bandits , les gens du gouvernement , les trois se confondant facilement dans son esprit en fonction de la quantité et du type de liqueurs absorbées. Mais un jour , bien entendu , il était tombé sur un filon . Pour souligner son affirmation il ouvrait sa chemise et là , nichée au creux d’une forêt de poils grisonnants , une pépite de quelques grammes se balançait au bout d’une chaînette en or bien évidemment . Tadeusz jouissait de l’effet produit par cette apparition  pendant qu’il trempait sa barbe dans un breuvage à base de tequila et de bière . La suite était prévisible . Un plan et une liasse de documents tamponnés extraits d’une vieille sacoche en cuir firent leur apparition sur la table . Il était vieux , fatigué et il vendait sa concession dûment enregistrée . Alors s’il y avait quelqu’un autour de cette table qui voulait faire fortune, il n’y avait qu’à tendre la main et…..débourser cent mille dollars . C’était en général ce moment que choisissaient les pique-assiettes en tous genres pour se retirer en ricanant . Cette somme ne correspondait à rien . Soit il s’agissait d’un bon filon et la somme proposée était dérisoire , soit il n’y avait rien et le montant était astronomique . Mais Clayton le dingue , le joueur , le fonceur , le pourfendeur de logique , bref Clay mon ami avait senti le souffle de l’aventure caresser son visage et avait vu l’ombre de la prospérité recouvrir notre avenir . Je ne sais d’où lui vint cette brutale soif de richesse , lui qui ne possédait jamais rien et donnait tout .  Je passai des heures à démontrer à Clay l’inanité d’un tel projet . Pour commencer nous ne disposions pas des fonds,  ensuite nous n’y connaissions rien et enfin l’or n’existait probablement que dans l’esprit embué de vapeurs éthyliques du polonais . Devant mon entêtement , Clay perdit tout intérêt pour l’existence . Il restait des journées entières couché à bord voilier refusant de s’alimenter et de me parler .Parfois il s’asseyait sur le roof et pendant des heures regardait passer les cargos et les pétroliers que les écluses libéraient à un rythme régulier . Même son cher flamenco ne parvenait pas à le tirer de son état de stupeur . Un matin,  j’en eus assez et j’allai voir Tadeusz sur son bateau , une vieille goélette en acier , rongée par la rouille . Il me reçu revêtu d’un  short troué , tirant sur une bouffarde au tuyau d’un demi mètre de long . Nous passâmes la journée en âpres négociations. Le bougre savait le poisson ferré ,  aussi ,afin de pouvoir le ramener ,  n’hésita-t-il pas à lâcher du fil ….beaucoup de fil ! Le marché fut conclu pour trente mille dollars par une solide poignée de main au fond d’une bouteille de vodka . Ce soir là je rentrai légèrement gris, enfin ….complètement bourré . Lorsque Clay me vit il comprit instantanément qu’une fois de plus j’avais cédé pour notre plus grand malheur à tous les deux .Les jours suivants se passèrent en incessants va et vient entre le consulat du Costa Rica afin de valider la transaction et el Banco del Estado afin de rapatrier des fonds qui se trouvaient immobilisés à l’autre bout du monde . Si l’on mesurait le sérieux d’une transaction à l’aune des bureaux visités et des tampons furieusement appliqués , la notre pourrait prétendre à un rang enviable . J’avais trouvé quelques vêtements décents pour Tadeusz et Clay lui avait taillé la barbe , coupé  les cheveux ,le soustrayant en un instant à son apparence de  Raspoutine crasseux pour le plonger dans celle de commerçant prospère car comme chacun sait l’apparence est tout en affaire !

Quand nous appareillâmes pour Golfito distante de cent cinquante milles environ , nous regardâmes longtemps la silhouette du polonais s’amenuiser sur le pont de son voilier . Je vois encore son sourire plein d’une sympathie sincère et d’une ironie qui ne l’était pas moins . En quelques jours il nous avait enseigné les rudiments du métier de chercheur d’or . Je fus rassuré en apprenant qu’il ne s’agissait pas de s’enfoncer dans les entrailles d’une mine , mais de recueillir des tonnes d’alluvions dans une rivière , de les laver , les tamiser et finalement recueillir les paillettes d’or . Il nous donna l’adresse d’un orpailleur à Golfito qui pourrait nous guider dans les méandres de ces masses de gravier .En général quitter un port me remplissait d’une jubilation discrète , mais en abandonnant Balboa pour une destination toute proche , j’eus l’impression d’être sur le point de franchir un Rubicon dont je n’apercevais pas l’autre rive .

Commentaires

Avec toutes ces tergiversations et toutes ces implications confuses on comprend pas grand-chose. Surtout qu’il faut suivre et se souvenir : c’est un exercice pour militaires nord-coréens !

Il est certain qu’Arlequin refuserait ce manuscrit. Ce qui le situe déjà hors d’une sphère importante. Mais bon pour le Goncourt il va falloir casquer sec !

Un truc qui serait pas mal, cela ce faisait dans les journaux qui diffusaient ce genre de roman à l’eau de pluie, serait de faire un résumé de l’épisodie précédente, cela éviterait que l’on tue le troupeau en entier. L’écriture sans un bon vétérinaire est risquée par nos temps difficiles où les dindons de la farce crèvent dans leurs hangars qui sont les Auschwitz d’aujourd’hui. C’est vrai que ce n’est pas catholique cette manière de traiter les animaux. Et l’examen par Spirit du rocher nommé Clovis n’a rien donné, on attend la suite.

Mon petit doigt trempé dans la vase d’un étang où pataugent trois canards de barbarie me dit que l’écriture du susdit texte ou roman se fait à la va comme je te pousse dans les escaliers de mon immeuble.

Enfin on attend qu’ils baisent comme des malades, d’ailleurs, dans la plupart des romans d’aujourd’hui, c’est ce que les gens attendent : les scènes sexuellement transmissibles, le reste c’est même pas de la littérature. Alors ils baisent ou non ? et cette pipe, cela en est une ou non ? Bon c’est mieux de vivre à Beverly Hill dans la dèche qu’au bord de la mer au Bengladesh dans l’opulence, vu que le niveau de la mer va monter et que le niveau de l’écriture va descendre au-dessous de zéro.C’est cela qui provoque des cyclones et que les vieux dans les mouroirs de luxe en Floride vont en prendre pleins leurs ananas : tant mieux ils nous ont assassinés avec leur fonds de retraite et ce n’est que justice immanente.

Écrit par : whanna | 18 septembre 2004

sérénité et enfer, d'une lecture tranquile à une critique haineuse... que dire, que faire? rien, le silence comme seule reponse!

ne répond donc pas, manutara, à la provocation gratuite et continu d'ecrire des textes, que de timides lecteurs parcourerons pour le simple plaisir de découvrir.

paix, loublou!

Écrit par : loublou | 18 septembre 2004

Mais non ! elle n'est pas haineuse ma critique !

Manutara n'est pas dénué de talent, loin de là, surtout lorsqu'on regarde les textes sms et acnéens de la plupart des bloggueurs de Hautetfort, site qui tend de plus en plus à ressembler à une pouponnière.

Manutara a de l'humour et devrait savoir aussi se moquer de lui. On s'est déjà empégué tous les deux et je le taquine.

Et puis cela lui met un peu de pression : déjà s'il nous fait un résumé, on pourra peut-être suivre mieux son flot intempestif... ou qu'il n'en fasse pas on aura un peu l’impression de surréalisme sauce aigre douce ratée. Cela dit, ses textes me paraissent confus, et écris sans plan, un peu comme j'en ai marre marabout bout de ficelle. C'est tellement évident.

Et si je viens sur son blog, si je lis et si je le critique , si je lui accorde de l’attention, c'est bien parce que cela ne me paraît pas indifférent ! Nom d'une chienne qui fait une grossesse nerveuse ! alors ne soyez pas nerveux et si vous êtes un ami ou une amie faites ce que l’on doit faire en amitié par respect : sachez critiquer au lieu d'applaudir comme pour un match de foot. Les lauriers ne sont rien qu’un poison violent. Je l’ai déjà dit, on tue un bœuf avec une seule feuille et en plus il meurt dans d’atroces souffrances.

Écrit par : whanna | 18 septembre 2004

En fait je voulais dire tai heke dont je ne sais si c'est un homme ou une femme. Et manutara je n'ai pas encore compris si c'était le titre de ces textes ou le nom du ou de la bloggueuse,

Bref, chacun corrigera...

Écrit par : whanna | 18 septembre 2004

Whanna bon sang, ton écriture est bonne, ton style pas dégueux, pourquoi (et j'insiste pour avoir une réponse à cette question)n'écris-tu pas autre chose que des commentaires ?

Hein ? Répond !

Écrit par : RdL | 18 septembre 2004

C'est ce que j'e fais ailleurs.

En édition.

Ici, diablement, c'est pour m'amuser et expérimenter un peu, voir comment les gens réagissent devant l'hérésie..., la belle vie quoi !

Écrit par : Whanna | 18 septembre 2004

Mon Whanna,



Je vois que vous êtes dans la littérature (la grande). Ma foi, donnez-nous les titres de vos recueils, qu'on en discute chez Gallimard... Un grand écrivain nous aurait donc échappé ! Allez, soyez courageux, nous allons vous lire avec attention, soyez en certain !

Écrit par : Philippe Sollers | 18 septembre 2004

Merci cher Philippe, à bientôt, vous savez où...

je retourne à ma Ronéotypique , car mon fanzine sur les Manga auvergnats a du retard et a Cucufin Les Oliviers En Fleurs ils attendent cela comme une figue fleur pour la bouche d'une vierge. Ah ! la vie trépidante que nous menons ne nous laisse guère le loisir de chaumer dans nos chaumières.





Écrit par : Whanna | 18 septembre 2004

Des problèmes de mémoire Whanna ? Atention!

Pour le Goncourt pas de souci . C'est arrangé! Cette année il est à moi!Je te livre même le titre du chef-d'oeuvre "Un Knodl dans le potage"!

Tu n'y comprends rien? Moi non plus ! Tu dois avoir un QI encore plus faible que le mien!

Du sexe ? Où ça du sexe?

Pour mon nom , moi t'expliquer lentement . Moi Manutara , toi Whanna .Répète....MA-NU-TA-RA .Voilà c'est bien!Tai Heke être surnom .Trop compliqué pour toi comprendre . Juste m'appeler Manutara.

Toi toujours pas découvrir mon sexe ? Lui peut-être tombé derrière frigo !

Kaoha nui koekoe po ta'a ta'a ihau!

Écrit par : Manutara | 18 septembre 2004

REPONSE LAMENTABLE !

je crois qu'il convient d'avoir de l'humour devant n'importe quelle critique ; là ce n'est n'importe quoi. Manutara, calmez-vousi et réfléchissez un peu. Vous vous rendez ridicule par ce genre de réponse , même si le ridicule ne tue pas les moustiques de vos textes.

Je veux bien admettre que vous ayez des prétentions, c'est légitime, n'importe quel plumitif a le droit d'y prétendre, mais ne prennez pas les visiteurs, qui viennent sur votre blog et qui en plus se sont donné la peine de lire assidument vos lignes, pour des imbéciles. Rien de plus commun qu'écrire , écrire avec du talent n'est pas si rare , du génie cela ne se trouve pas obligatoitement dans un rafiot à Malibu. Alors un peu d'humilité et de reflexion ne vous ferait pas de mal. Pour l'humour c'est un kilomètre au dessous du niveau TF1 la ferme des célébrités. Sortez de votre cambrouse, prennez l'air puis revenez gentillement me parler et on pourra peut-être communiquer comme des gens civilisés.

Écrit par : Whanna | 19 septembre 2004

Manque d'humour ? Qui est-ce qui manque d'humour vous ou moi?

Prétentions? Quelles prétentions? Je vous ai déjà expliqué que j'en étais totalement dépourvu! Je m'amuse rien de plus, mais contrairement à vous je m'expose en postant des textes .Vos critiques sont les bienvenues , j'adapte simplement mes réponses à leur niveau!Vos remarques d'ailleurs sont souvent justes . Dites vous bien ,mon bon Whanna ,que j'ai beaucoup trop lu pour avoir de quelconques illusions sur mon prétendu talent! Ce que vous prenez pour des tentatives de nouvelles sont en fait de petites autobiographies présentées sous une forme un peu différente du journal classique. Juste un petit exercice intellectuel distrayant!

La cambrousse? Vocabulaire classique de citadin engoncé dans l'illusion de sa supériorité!

Écrit par : Manutara | 19 septembre 2004

Ah , je l'avais pas vue celle-là!

Revenez gentiment me parler! Mais on n'est pas dans une salle de classe ici!ON EST SUR LE NET!Je vais et je viens comme je veux sans votre autorisation! Non mais franchement vous vous prenez pour qui ? DIEU ?

Écrit par : Manutara | 19 septembre 2004

laisse Manu, c'est un con Whanna, Manuuu !! Fais pas le con Manu, tu t'en fout, c'est un con !

Écrit par : un pote | 19 septembre 2004

whanna ou stalker(allez y voir sur hautetfort):des professionnels de la critique !

c'est (même pour un lecteur averti ) souvent tres difficile à digérer ! N'oubliez pas l'aspirine !

Écrit par : | 19 septembre 2004

manutara vous devriez vous offusquer des reactions anonyme donc lâches qui vous déservent. cela rend votre blog comme un deversoir de lissier.

J'essaye de maintenir un minimum d'élégance, faites-le aussi.

Écrit par : Whanna | 19 septembre 2004

Ah, tiens, ca boustifaille aussi par ici ?

Diable, la contraction verbale traine ses guetres partout ou on laisse trainer un paillasson devant la porte ouverte des commentaires.

Belle reactivite...

Écrit par : Zhoul | 21 septembre 2004

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